Le 1er octobre, je serai à Turin pour participer à la Masterclass de l'EAU sur la restauration de la fonction érectile et la maladie de La Peyronie, un programme intensif consacré aux approches chirurgicales et fonctionnelles dans le traitement des troubles de l'érection et des déformations du pénis.
Ce type de formation est précieux : il ne s'agit pas seulement d'aspects techniques, mais aussi de mettre l'accent sur les véritables objectifs du patient — qualité de vie, image de soi, confiance en soi et intimité retrouvée.
Débat : La taille du pénis a-t-elle de l'importance ?
Au cours de cette journée, j'ai également eu le plaisir de participer à un débat très attendu :
« La taille du pénis a-t-elle de l'importance ? »
J'y ai défendu une position favorable, face à la sexologue Marieke Dewitte.
Ma position est simple : oui, la taille a son importance, non seulement sur le plan fonctionnel, mais surtout sur le plan subjectif et psychologique.
Dans mon cabinet, je rencontre régulièrement des hommes qui ne présentent aucune anomalie anatomique objective, mais qui souffrent du sentiment de « ne pas être à la hauteur ». Ce malaise peut avoir un impact considérable sur leur vie sexuelle, leur confiance en eux et leurs relations.
Mon objectif n’est pas d’alimenter des complexes infondés, mais bien de prendre ces préoccupations au sérieux, d’engager un dialogue et d’accompagner chaque patient vers une solution qui lui convienne. Qu’il s’agisse d’information, d’un accompagnement psychosexuel ou, dans certains cas, d’une intervention chirurgicale, l’écoute est la première étape vers un traitement efficace.
Un programme axé sur la réalité clinique
Outre le débat, cette masterclass aborde les thèmes suivants :
- les dernières techniques chirurgicales pour traiter la maladie de La Peyronie
- rétablissement de la fonction érectile après une prostatectomie
- l'implication du partenaire dans la prise en charge
- et l'importance croissante des approches combinées (chirurgie, sexologie, rééducation)
Je quitte Turin avec de nouveaux outils, de nouveaux contacts et la certitude que la médecine sexuelle a tout à gagner à rester humaine, précise et sans tabous.